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Lot 35 - PIERRE BONNARD (1867-1947) - PORT DU MIDI OU Le CANNET - Huile sur toile - Oil [...]

Estimation : 60 000 € / 80 000 €

résultat non communiqué

PIERRE BONNARD (1867-1947)
PORT DU MIDI OU Le CANNET
Huile sur toile
Oil on canvas
38,5 X 55,5 CM • 15 1/8 X 21 7/8 IN.


Une attestation d'inclusion dans le deuxième supplément du catalogue raisonné Pierre Bonnard de Messieurs Guy-Patrice et Michel Dauberville, en date du 1er juin 1991, sera remise à l'acquéreur.
PROVENANCE
Vente, Picard Scp, Paris, 26 novembre 1993, lot 15.
Vente, Christie's Londres, 24 juin 1997, lot 192.
Collection particulière, France.
"Bonnard est pour moi un peintre qui a créé une œuvre à laquelle il faut sans cesse revenir. Il a eu une grande importance dans mon travail et je suis souvent amené à regarder à nouveau ses peintures quand je réfléchis à ce que je vais faire. L'exposition de la Tate, en 1998, m'a donné l'occasion, ainsi qu'à Chris Ofili, de voir et revoir son œuvre, puisque nous y sommes allés plusieurs fois. J'ai été très impressionné par ce que dégageaient les tableaux - à leur insu d'ailleurs : quelque chose d'ouvert, d'inachevé. Lors de notre précédent entretien, à Düsseldorf, j'ai parlé de peinture non spectaculaire, voulant dire que ses sujets semblent banals, ou plutôt qu'ils ont quelque chose d'intime, qui concerne le peintre et son univers ; cependant, pour une bonne part, c'est ce qui fait la force de son œuvre. J'ai d'ailleurs été surpris de voir combien celle-ci touchait les jeunes artistes. Elle a un côté sombre qui m'est apparu clairement en visitant l'exposition, une mélancolie poignante qui s'amplifie à mesure qu'on la regarde. Je suis retourné voir l'exposition avec d'autres artistes, des étudiants surtout. La peinture que l'on voit de nos jours affiche souvent son habileté. Ce n'est pas le cas avec Bonnard. L'œuvre ne raconte pas comment elle est faite, même si cela détermine absolument ce qu'elle est ; il y a une sorte d''ouverture'. Depuis que j'enseigne à Düsseldorf, j'ai constaté que nombre de travaux d'étudiants amènent à se demander s'ils sont achevés ou non. Je vois la même chose chez Bonnard."
Peter Doig, propos recueillis par Hans Ulrich Obrist en 2005, in Pierre Bonnard, l'œuvre d'art, un arrêt du temps, cat. expo., Paris, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 2 février-7 mai 2006, Paris musées-Ludion, Paris : 2006, p. 273.
"Bonnard is, to me, a painter whose body of work must constantly be revisited. He has played an important role in my work, and I often find myself looking at his paintings once again when I am considering what I am going to do. The exhibition at the Tate in 1998 gave me and Chris Ofili the opportunity to see his work again and again, since we went several times. I was awed by what the paintings exuded - unbeknownst to them : something open and unfinished. During our previous interview in Dusseldorf, I spoke about non-spectacular painting, by which I meant that Bonnard’s subjects appear ordinary, or rather that there is something intimate about them related to the painter and his world; however, this in large part accounts for the power of his work. Incidentally, I was surprised to see how much his work impacted young artists. It has a dark side that stood out to me when I visited the exhibition : a poignant melancholy that intensifies the longer you look at it. I returned to see the exhibition with other artists, mostly students. Much of the painting we see today flaunts the painter's skill. That is not the case with Bonnard. His work does not reveal to us how it was made, even if it is the process that absolutely defines what it is. Instead, there is a kind of ‘opening’ in the work. Ever since I began teaching in Dusseldorf, I have noticed that much of my students’ work begs the question of whether it is finished or not. I see the same thing in Bonnard's work."
Peter Doig, words collected by Hans Ulrich Obrist in 2005, in Pierre Bonnard, l'œuvre d'art, un arrêt du temps, exhib. cat., Paris, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 2 February-7 May 2006, Paris musées-Ludion, Paris: 2006, p. 273.

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