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Lot 29 - PIERRE BONNARD (1867-1947) - LA PETITE BLANCHISSEUSE (BOUVET 40-U.E. JOHNSON 11), [...]

Estimation : 25 000 € / 35 000 €

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PIERRE BONNARD (1867-1947)
LA PETITE BLANCHISSEUSE (BOUVET 40-U.E. JOHNSON 11), 1896
Lithographie en couleurs sur chine
Signée et numérotée au crayon ‘84’ en bas à droite
Lithograph in colors on China paper; signed and numbered ‘84’ with pencil lower right
45,5 X 34 CM - 17 7/8 X 13 3/8 IN.


PROVENANCE
Vente, Galerie Kornfeld Bern, Berne, 14 juin 2018, lot 249.
Acquis au cours de cette vente par l’actuel propriétaire.
Collection particulière, France.
«Il y a dans ces tentatives parallèles aux recherches de l’Art nouveau - mouvement qui concentre les aspirations décoratives de la fin du siècle - le désir non seulement d’intégrer l’art à la vie mais aussi, comme le souligne Giulio Carlo Argan, de ‘formuler une esthétique valable pour toutes les formes d’art et pour tous les pays’. Les Nabis participent de la sorte à toutes les activités, dans tous les domaines. Ils collaborent à La Revue blanche, pour laquelle Thadée Natanson leur commande bois gravés, dessins et lithographies. Cette revue littéraire d’avant-garde réunit les noms de Mallarmé, Verlaine, Claudel, Gide, Oscar Wilde, Tristan Bernard, Léon Blum, entre autres, et accueillera les premiers essais de Marcel Proust, Guillaume Apollinaire ; écrivains et artistes s’y rencontrent autour de la ‘rayonnante et sibylline’ Misia, femme de Thadée Natanson. Maurice Denis illustre Le Voyage d’Urien, de Gide, et Bonnard Marie, de Peter Nansen. Pour ses albums des Peintres-Graveurs édités en 1896 et 1897 Ambroise Vollard demande des estampes en couleurs à Toulouse-Lautrec, Vuillard, Maurice Denis et Bonnard, qui lui donne notamment son émouvante Petite Blanchisseuse.»
Antoine Terrasse, Bonnard, La Nouvelle Revue Française, Gallimard, Paris : 1988, p. 57.
«La ville moderne est un étrange kaléidoscope, dont les images inattendues sont mieux captées encore par la lithographie en pleine vogue et à laquelle Bonnard s’adonne intensément. Il déclare à André Suarès : ‘J’ai beaucoup appris au point de vue peinture en faisant de la lithographie en couleurs. Quand on doit étudier les rapports de tons en jouant de quatre ou cinq couleurs seulement qu’on superpose ou qu’on rapproche, on découvre beaucoup de choses’.»
Bonnard dans sa lumière, Catalogue d’exposition, Saint-Paul, Fondation Maeght, 12 juillet-28 septembre 1975, Arte-Adrien Maeght, Paris : 1975, p. 16.

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