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Lot 24 - MELA MUTER (1876-1967) - ÉLISABETH, ZACHARIE ET SAINT JEAN-BAPTISTE ENFANT (RECTO) [...]

Estimation : 20 000 € / 30 000 €

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MELA MUTER (1876-1967)
ÉLISABETH, ZACHARIE ET SAINT JEAN-BAPTISTE ENFANT (RECTO)
VIERGE À L’ENFANT AVEC DES SAINTS ET DEUX PERSONNAGES EN PRIÈRE (VERSO)
Huile sur panneau double-face
Signée en bas à gauche sur une face et vers la droite sur l’autre
Double sided oil on panel; signed lower left and right
142 X 122 CM - 55 7/8 X 48 IN.


PROVENANCE
Acquis dans les années 1980 auprès de Fressynette Billon aux Angles (Gard) par l’actuel propriétaire.
Collection particulière, France.
ŒUVRES EN RAPPORT
Cette œuvre appartient à un cycle de grandes compositions doubles-faces - au moins au nombre de quatre d’après Fressynette Billon - dont les spécialistes de l’artiste s’accordent à penser qu’elles furent peintes par Mela Muter dans les années 1940-1950. Prenant pour thème la vie du Christ et de ses précurseurs, elles sont peintes sur des panneaux enduits de gesso qui leur confèrent l’aspect mat de la fresque. Cette œuvre est à rapprocher, pour l’une de ses faces, d’un tableau de Mela Muter présenté par Christie’s, Tel Aviv, le 6 avril 2002, lot 45 et, pour une composition appartenant au même cycle, d’un tableau double-face présenté par Sotheby’s, Londres, le 30 novembre 2016, lot 53.
«La technique souvent employée par Mela Muter obtient des effets très particuliers. D’une touche à l’autre la toile reste blanche et nue, zone où le rêve raisonnable du souvenir reconstitue la teinte et le ton, librement.»
Robert Rey, Mela Muter, Catalogue d’exposition, Paris, Galerie Joseph Billet, s.é., Paris : 1924, n. p.
«Je pense que Mela Muter a raisonné son art de peintre en poète qui ne se limite, qui ne précise sa mesure qu’en son ambition d’instruire le monde du secret de porter toute chose à sa valeur lyrique, ambition plus pressante que celle de limiter ces chances de lyrisme (qui sont en fait universelles) à quelques occasions données arbitrairement comme exemplaires entre toutes. [...] Mela Muter, dès les premiers jours de son heureuse et laborieuse carrière, a pris rang parmi ces novateurs ennemis de la fausse originalité, artistes et poètes dont Picasso a bien dit qu’ils s’influencèrent tour à tour et dont l’un des hauts desseins fut de restituer l’art à la vie. C’est pour cela que l’art de Mela Muter, dégagé des aigreurs de ses devanciers immédiats, n’est pas littéralement un thème de joie, hors du rythme universel. [...] Nul mieux que Mela Muter n’aura, loin d’aucun recours à un autre art que le sien, chaleureusement prodigué ces calmes effusions fixant comme en un point idéal les propriétés directes des formes et des couleurs et ce qui commande au monde des paroles. Réalisme orphique qui se suffit, même si l’auteur, peintre pour poète, prétend a quelque préfiguration d’un avenir souverain.»
André Salmon, «La peinture de Mela Muter», in Pologne littéraire, 15 décembre 1933, n° 87, p. 5.

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