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Lot 1 - CHOCOLATIÈRE À COTES TORSES EN ARGENT, PROBABLEMENT PAR FRANÇOIS-JOSEPH BAUDOUX, [...]

Estimation : 1 200 € / 1 800 €

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CHOCOLATIÈRE À COTES TORSES EN ARGENT, PROBABLEMENT PAR FRANÇOIS-JOSEPH BAUDOUX, LILLE, 1783-1784
de forme balustre, posant sur trois pieds à enroulements, les attaches en coquille; le couvercle à doucine surmonté de la prise dévissable en forme de rose feuillagée, le manche en ébène. Gravée d'un monogramme dans un écusson.
Poinçon du Maître orfèvre difficile à lire, probablement François-Joseph Baudoux, reçu en 1738
(Accidents et enfoncement)
A silver chocolate pot, probably by François-Joseph Baudoux, Lille, 1783-1784
Poids: 1,082 kg • Weight: 38.17 OZ.
27,50 CM • 10,8 IN.

Provenance :
La jurande de Lille a été sous l'Ancien Régime la plus importante après celles de Paris et Strasbourg. La production fut abondante et de très grande qualité comme le montre la chocolatière que nous présentons. Une des spécificités de Lille est d'avoir dépendu successivement des Pays Bas du Sud et de la monarchie Française. Dès la fin du XVIe siècle, Lille devient un des grands centres d'orfèvrerie du sud des Pays Bas avec Bruges. Elle est rattachée à la France, mais en province réputée étrangère, et devient le centre de la généralité de la Monnaie. C'est au cours du XVIIIe siècle que sa production ne cesse d'augmenter et devient l'un des foyers majeurs d'orfèvrerie.
François-Joseph Baudoux est considéré comme un des orfèvres du XVIIIe siècle ayant une importante production. Fils de modestes artisans, il est admis à la maîtrise en 1738 et commence par fournir les administrateurs de l'église de Courrière et de la chapelle des Trépassés. Il réalise la porte de tabernacle, de cette dernière, en argent repoussé, représentant Moïse et le serpent d'Airain qui est conservée aujourd'hui au musée des Beaux-Arts de Lille. Devenu veuf, il épouse en 1759 Marie-Antoinette Dartois, veuve de Georges-Alexandre Legrand. Cet évènement marque un tournant dans sa carrière, il développera son activité en engageant un compagnon orfèvre et un apprenti, et enseignera. En 1787, il cède son atelier à son fils et meurt le 26 septembre 1788 à Lille.

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